L’objectif général est donc de prévenir les discriminations qui isolent, et les risques qui en découlent en terme de cohésion sociale et de santé.
Pour cela, 3 temps sont nécessaires :
1 - Former les acteurs de terrain sur le thème des discriminations et des phénomènes de bouc-émissaire, et leur incidence sur la santé mentale des personnes. Seront notamment abordés au cours de la formation, les thèmes suivants :
discriminations, stigmatisation, abus et normopathie,
phénomènes de bouc-émissaire et impact sur la violence et l’estime de soi,
suicides et conduites à risque induits par les discriminations,
résilience et facteurs de protection,
processus d’acceptation ou déni de la différence, mécanismes sous-tendant la triade racisme/sexisme/homophobie
matrivirilité (jeu croisé de domination entre genres et sexes)
2 - Accompagner et valoriser les initiatives que ces acteurs développent, notamment celles qui intègrent un travail sur les comportements dits « masculins » ou « féminins », et l’accumulation des sources potentielles de discrimination.
3 - Mettre en place un espace de parole au moins à destination de personnes vulnérables en terme de violence ou de discriminations, voire victimes de phénomènes de bouc-émissaire, et valorisant plus spécifiquement l’accompagnement des hommes, à tous les âges et statuts de la vie.
Shérazade Maamir Gharram
Chargée de mision à la Ligue Française pour la Santé Mentale